Lorsque la vigne arrive en fin de vie c’est avec un pincement au coeur que le vigneron doit prendre la décision de sa « mise à mort ». L’arrachage d’une parcelle est un gros travail qui nécessite de la main d’oeuvre. On le commence bien souvent après les vendanges.

Dans un premier temps, on taille à mort, c’est à dire que l’on coupe toutes les branches, ne laissant que le tronc. Puis, on tire les bois et on les broie.

S’ensuit le démontage du palissage, il s’agit de déclouer les fils de fer,  de les enrouler afin de les porter à la déchetterie pour les recycler, d’arracher et sortir les piquets.

La troisième étape consiste à couper et ramasser les troncs qui rendront leur dernier service en passant par la chaudière, la cheminée, ou bien sûr le barbecue où ils donneront leur saveur si particulière aux grillades, en particulier la fameuse entrecôte à la bordelaise.

Enfin, intervient un entrepreneur qui extirpe les pieds et les racines avec une « sorte de grosse charrue ». Le dernier travail pour le vigneron, le plus pénible pour le dos, consiste à ramasser ces pieds que des blocs de terre argileuse  retiennent encore « amoureusement » par quelques racines, de les charger sur une remorque pour faire un tas et  les brûler, ce qui détruira les derniers parasites qui y avaient élu domicile.

Il ne restera plus qu’à remettre le sol en état pour modifier son assolement ou replanter de la jeune vigne au printemps suivant…..   mais ce sera un autre travail et l’objet d’un autre article……

Lettre d'information

Inscrivez-vous gratuitement à notre lettre d'information et nos promotions en ligne

Vous êtes maintenant inscrit !

Votre panier